Archives / catégorie Apesanteur
8 novembre 2007, 15:21, par Odradek

[Father] “Hello Frank!
[Mother] —Happy birthday, darling!
[Father] —Happy birthday! Many happy returns of the day.
[Mother] —[…]
[Son, talking to Hal] — A bit higher, Hal.
[Father] — Now, Mother and I are both feeling wonderfull, too. Ray and sally were going to be here, too, but at the last minute Ray’s back went bad on him again.
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8 novembre 2007, 14:54, par Odradek

“Yes?
—Hello!
—Hello…
—How are you, squirt?
—All right.
—What are you doin’?
—Playing.
—Where’s Mommy?
—Gone to shopping.
—Well, who’s taking care of ya?
—Rachel.
—May I speak to Rachel, please?
—She’s gone to the bathroom.
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8 novembre 2007, 12:11, par Odradek

Giant steps are what you take
Walking on the moon
I hope my legs dont break
Walking on the moon
We could walk for ever
Walking on the moon
We could live together
Walking on, walking on the moon
Walking back from your house
Walking on the moon
Walking back from your house
Walking on the moon
Feet they hardly touch the ground
Walking on the moon
My feet dont hardly make no sound
Walking on, walking on the moon
Some may say
I’m wishing my days away, no way
And if it’s the price I pay, some say
Tomorrows another day, you’ll stay
I may as well play
Giant steps are what you take
Walking on the moon
I hope my legs dont break
Walking on the moon
We could walk for ever
Walking on the moon
We could be together
Walking on, walking on the moon
Some may say
Im wishing my days away no way
And if it’s the price I pay, some say
Tomorrows another day, youll stay
I may as well play
— The Police, “Walking on the Moon”, 1979.
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7 novembre 2007, 19:03, par Odradek
PEKIN (Reuters) — La Chine, troisième pays à avoir envoyé un homme dans l’espace à bord de sa propre fusée, a l’ambition de construire une station spatiale d’ici 2020, a annoncé un scientifique, mais les autorités se sont empressées de démentir l’information.
Il n’existe aujourd’hui dans le monde qu’une seule installation de ce type, la Station spatiale internationale (ISS), fruit de la coopération entre 16 pays dont les Etats-Unis et la Russie.
La station chinoise sera “un petit atelier spatial de 20 tonnes”, a déclaré au quotidien China Daily Long Lehao, le concepteur de Long March 3A, le véhicule de lancement de la première sonde orbitale lunaire de la Chine. L’ISS fait 400 tonnes. […] Lire la suite
—Source: Le Monde
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28 octobre 2007, 12:38, par Odradek
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30 juillet 2007, 16:56, par Odradek
CAPE CANAVERAL, Florida (AP) — Astronauts were allowed to fly after flight surgeons and other astronauts warned they were so drunk they posed a flight-safety risk on at least two occasions, an aviation weekly reported Thursday.
—CNN
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12 mai 2007, 14:27, par Tlön
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25 mars 2007, 13:09, par Tlön
Le drame du siècle n’apparait correctement que si nous interprétons les batailles visibles, qu’elles soient physiques ou discursives, comme des modes d’expression d’une agonie globale. Je parle ici de l’agonie de la foi dans la pesanteur, qui se manifeste depuis le XIXe siècle dans des convulsions toujours nouvelles, dans des réactions nouvelles, des fondamentalismes nouveaux.
L’approche sphérologique s’appuie sur une herméneutique de l’existence antigravitationnelle ou déchargée qui comporte une partie destructive et une partie constructive. Tandis que du point de vue constructif, on parle de la découverte des faits atmosphériques et des réalités cachées du système immunitaire, la théorie générale de l’antigravitation et de la décharge se consacre, avec son élan destructif, aux fabrications idéologiques qui, depuis l’époque de la Révolution Française, attachent les hommes aux galères ontologiques de la modernité: le galères du manque, de la misère, de la pénurie des ressources, de la violence et du crime.
– SLOTERDIJK, Peter (2005). «Que s’est-il passé au XXe siècle? En route vers une critique de la raison extrémiste.», Conférence inaugurale, Chaire Emmanuel Lévinas, Strasbourg, 4 mars.
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19 février 2007, 15:35, par Tlön

CLOV. – Je vais, je viens.
HAMM. – Un jour tu seras aveugle. Comme moi. Tu seras assis quelque part, petit plein perdu dans le vide, pour toujours, dans le noir. Comme moi. [Un temps] Un jour tu te diras, Je suis fatigué, je vais m’asseoir, et tu iras t’asseoir. Puis tu te diras, J’ai faim, je vais me lever et me faire à manger. Mais tu ne te lèveras pas. Tu te diras, J’ai eu tort de m’asseoir, mais puisque je me suis assis je vais rester assis encore un peu, puis je me lèverai et me ferai à manger. [Un temps] Tu regarderas le mur un peu, puis tu te diras, Je vais fermer les yeux, peut-être dormir un peu, après ça ira mieux, et tu les fermeras. Et quand tu les rouvriras il n’y aura plus de mur. [Un temps] L’infini du vide sera autour de toi, tous les morts de tous les temps ressuscités ne le combleraient pas, tu y seras comme un petit gravier au milieu de la steppe. [Un temps] Oui, un jour tu sauras ce que c’est, tu seras comme moi, sauf que toi tu n’auras personne parce que tu n’auras eu pitié de personne et qu’il n’y aura plus personne de qui avoir pitié.
– BECKETT, Samuel (1957). Fin de partie, Éd. De Minuit, Paris, pp.53-54
… voir aussi Pourquoi ici ? et Le souffle de l’extérieur
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12 décembre 2006, 08:49, par Tlön
LOS ANGELES, Dec 7 (Reuters Life!) - You’ve booked your seat on the spaceship and passed the medical — but what to wear for that flight into the final frontier?.Orbital Outfitters has the answer. The new Los Angeles-based company on Thursday promised to dress the first space tourists and crew members in style.
“When someone puts on an IS3 (sub-orbital space suit), they will be protected by the best technology we cam muster, yet they will look like they’ve stepped off the set of a science fiction movie,” said Orbital Outfitters president Rick Tumlinson.
“With billionaires funding the new space companies and passengers paying up to $200,000 for a ride, safety is important. We intend to also make it chic,” Tumlinson said. [Lire la suite]
– Source : Reuters
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24 novembre 2006, 12:41, par Tlön

– HERGÉ (1954). On a marché sur la lune, Casterman, Paris.
Tête en bas, pieds en l’air, cheveux hérissés et sirotant sa boisson comme le capitaine Haddock avec sa boule de Whisky : tel est à peu près le portrait type du spationaute dans son vaisseau. Étrange phénomène que l’impesanteur… [Lire la suite]
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23 novembre 2006, 14:01, par Tlön

– Image du haut tirée du film La Société du spectacle de Guy Debord (France, 1973).
– Image du bas tirée du film 2001: A Space Odyssey de Stanley Kubrick (Étas-Unis / G.-B., 1968).
Ce qui relie les spectacteurs n’est qu’un rapport irréversible au centre même qui maintient leur isolement. Le spectacle réunit le séparé, mais il le réunit en tant que séparé.
– DEBORD, Guy ([1967] 1992). La Société du spectacle, éd. Gallimard, coll. Folio, Paris, thèse 29, p. 30.
Ceux qui voudront découvrir des alternatives à l’existence dans l’auto-satisfaction stoïque ou l’arrêt que s’impose l’individualiste devant le miroir feront bien de se rappeler une époque où toute condition sur la conditio humana était imprégnée par l’évidence du fait qu’un jeu incessant de contaminations affectives se déroule entre les hommes, que ce soit dans la proximité familiale ou sur le marché ouvert. Bien avant que les axiomes de l’abstraction individualiste n’aient pu s’imposer, les psychologues-philosophes du début des temps modernes ont fait comprendre que l’espace interpersonnel est saturé d’énergies symbiotiques, érotiques et mimétiques-concurrentielles, qui démentent fondamentalement l’illusion de l’autonomie du sujet.
– SLOTERDIJK, Peter ([1998] 2002). Bulles. Sphères I, tr. O. Mannoni, éd. Fayard, coll. Pluriel philosophie, Paris, pp. 227-228.
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22 février 2006, 19:32, par Tlön
Quand je considère la petite durée de ma vie, absorbée dans l’éternité précédant et suivant le petit espace que je remplis et même que je vois, abîmé dans l’infinie immensité des espaces que j’ignore et qui m’ignorent, je m’effraie et m’étonne de me voir ici plutôt que là, car il n’y a point de raison pourquoi ici plutôt que là, pourquoi à présent plutôt que lors. Qui m’y a mis? Par l’ordre et la conduite de qui ce lieu et ce temps a-t-il été destiné à moi ? Memoria hospitis unius diei praetereuntis.
Pascal, Pensées, Br. 205.
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13 février 2006, 15:36, par Tlön

Désormais, les habitants de la Terre, ces vieux mortels, ont perdu toute illusion sur leur situation centrale dans le giron cosmique, même si de telles idées peuvent nous coller à la peau comme des illusions innées. Avec la thèse héliocentrique de Copernic, l’homme entame une série de sorties exploratoires vers l’extérieur dépourvu d’êtres humains, vers des galaxies situées à une distance inhumaine, et vers les composantes les plus fantomatiques de la matière. Le souffle de l’extérieur, avec sa nouvelle froideur, a été ressenti de bonne heure, et même quelques-uns des pionniers de la connaissance sur la situation de la Terre dans le Cosmos – savoir qui a subi une transformation révolutionnaire – n’ont pas passé sous silence le malaise que leur causait cette infinité qu’on leur demandait scandaleusement d’admettre… [Lire la suite]
- Peter SLOTERDIJK ([1998] 2002). Bulles. Sphères I, tr. O. Mannoni, éd. Fayard, coll. « Pluriel Philosophie », Paris, pp. 22-31.
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12 février 2006, 22:38, par Tlön
J’étais mis en contact avec des questions plus éloignées de ma pensée et je regardais à l’intérieur de moi, mais ce que je voyais était étonnant, c’étaient deux phénomènes, la sociologie et le vide; si je me dépouillais de mes obligations commerciales comme la plaie des salaires, l’achat de savon, la fraude fiscale, le marché noir, il ne restait rien que j’aurais pu qualifier d’individuel. La sociologie et le vide! Toute pulsion était réprimée par l’État, la pensée mise au pas par la science, les émotions revendiquées par l’assistance publique, les distractions déterminées par les affiches et les agences de voyage, les intérieurs par la mode, les maladies par les hôpitaux universitaires –quoique analysés, seuls les rêvent restaient libres. Mais seule la vie intérieure avait rendu possible et même favorisé cette évolution qui lui était dévolue après avoir eu le bonheur d’échapper au Moi, et j’étais chaque fois impressionné de voir les plus grands esprits –les esprits réellement grands– dévier vers la sociologie parce qu’ils n’osaient plus adhérer à eux-mêmes, ni à leur richesse, ni surtout à leur vide –tout doit être plein et épais, massif, inépuisable, large–, tous ces stigmates de la nature et du corps, notre siècle les adopta presque automatiquement pour l’esprit et la productivité, dans sa balourdise, il ne pourrait absolument pas supporter une métaphysique du vide, une croyance au léthargique et au catatonique (ce qui serait pourtant la condition d’une description de l’identité, d’une définition qui permettrait d’identifier le phénotype actuel) –donc, la sociologie et le vide–, à la rigueur encore les rhumatismes, ça doit faire mal, par-ci, par-là, on se concentre sur soi, articulation de l’épaule droite, les jambes non plus ne marchent plus tellement –idées papotages, mais on a un contenu, le temps passe–: ainsi se termine le bassin méditerranéen, Athéna Tritogénie, recouverte de l’égide à écailles, sur l’Acropole, dominant de son regard la mer, sa solitude, son vide.
- Gottfried Benn, Le Ptoléméen, 1947, trad. Hélène Feydy, Le Ptoléméen, éd. Gallimard, coll. NRF, 1995, pp. 139-140.
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